On entend souvent qu’en Suisse, nous payons beaucoup d’impôts, en tout cas plus qu’en France. C’est vrai mais j’y mettrais un bémol: il s’agit de l’impôt direct. En tant que résident avec un permis B, je paye les impôts à la source, oh, pas beaucoup mais avec un seul salaire et trois gosses, je n’aurais rien payé en France.
Mais d’un autre côté, la Suisse a un taux de TVA beaucoup plus réduit que la France. Je m’en suis rendu compte récemment en observant un ticket de caisse. Or, la TVA est l’impôt le plus injuste car elle touche tout un chacun sans distinction de revenus. Les classes les plus défavorisées s’en sortent beaucoup mieux: songez qu’ici, la TVA à taux normal est à 7,6% et à taux réduit à 2,4%. La France a respectivement 19,6% et 5,5%, soit plus du double! Voilà qui explique la différence de prix concernant les habits par exemple, bien moins chers en Helvétie. Même pour les produits alimentaires, les Suisses vont de moins en moins faire leurs achats de l’autre côté de la frontière. La France connaît en ce moment une valse des étiquettes que la différence de TVA ne saurait pas expliquer à elle seule. Mais ceci est une autre histoire.
Si vous vous retrouvez dans les environs de Bâle, ne juger pas la ville à partir de l’autoroute; vous n’y verriez que des usines dans une grande zone industrielle. La ville est en effet une capitale de la chimie entre autre. Allez-y en train, vous rejoindrez plus facilement le centre ville.
La ville possède un réseau impressionnant de trams étroits, comme on les trouve en Suisse.
Le centre ville rassemble une foule venue flâner sur la zone piétonne, s’assoir à une terrasse et vivre au ralenti. On ressent une certaine joie de vivre que je vois un peu partout en Suisse.
L’une des vues les plus pittoresques et les plus classique de la ville, le pont du milieu (appelé Schifflände en allemand). C’est un “nouveau” pont qui a été construit pour permettre le passage des tram en 1905. L’ancien pont datait de 1226.
Impossible d’échapper au battage médiatique sur l’euro 2008 et pour cause: la ville est l’une des villes qui accueillera des match. Entre la France et la Suisse, mon cœur balancera (pas longtemps normalement vu le niveau de l’équipe de Suisse ).
L’hôtel de ville tranche du reste du centre par sa couleur criarde rouge et ses motifs peints.
N’hésitez pas à entrer et à monter les escaliers intérieurs et vous découvrirez des endroits merveilleux loin de l’agitation extérieure.
Si vous sortez par la porte arrière, vous vous retrouverez dans un quartier calme (les institutions du canton y sont regroupés) qui mène vers la cathédrale.
La cathédrale de Bâle a un petit air de cathédrale de Strasbourg: pas étonnant si l’on sait que Ulrich von Ensinge fut l’un des architectes qui travailla sur les deux monuments. C’est aujourd’hui une église protestante; Erasme y est enterré.
De la terrasse de la cathédrale, on a une vue magnifique du Rhin qui sépare la ville en deux.
Savez-vous que l’emplacement de la ville de Bâle ne serait pas due au hasard et que les Celtes ont énormément influencé la région.
Je blogue lorsque j’en ai envie et lorsque j’ai quelque chose à dire. Mais souvent, en rentrant du boulot, je ne peux que prendre le temps de vous visiter et c’est tout. Ou presque. Il y a aussi mon autre blog qui me prend également pas mal de temps mais qui me passionne tant.
Mais notre famille a décider que dimanche serait le jour de désintox. Pas de blog et même pas d’Internet. Ce sera dur. Cela rappelera notre enfance des jours de semaine sans télé. Nous nous préparons en plus à pas mal de changement dans les semaines à venir mais vous en saurez plus bientôt
Le nombre de marcheurs et de cycliste a sérieusement augmenté ces derniers jours dans nos montagnes. Ils viennent essentiellement des plateaux du canton de Berne et du canton de Bâle pour se changer de la ville et retrouver les paysages idylliques. Les vaches et les chevaux sont également de retour dans les prés. Comme s’ils s’étaient passés le mot ou s’ils avaient attendu que les températures dépassent les 25 degrés, les voilà en masse à arracher l’herbe fraîche parmi les narcisses sauvages qui foisonnent en ce moment.
Et dire qu’ils sont en train de vivre une enfance en Suisse, le pied.
Pumpkin, c’est aussi le pied.
Les narcisses sauvages envahissent les prés à perte de vue.
Je suis toujours les informations française à la télé, comme la plupart des Suisses romands je pense et, depuis que je vis en Suisse, je me rend encore mieux compte des tares de la mentalité en France qui bloque le système. Prenez les traditionnelles manifs du 1er mai, par exemple. Les revendications cette année portaient sur le pouvoir d’achat et les retraites. En ce qui concerne le pouvoir d’achat, je suis tout à fait d’accord qu’on pointe le doigt là où le gouvernement devrait agir comme une plus grande concurrence des marques, la suppression des marges arrière dans la distribution, la baisse de la TVA mais oups là on ne peut pas s’opposer à Bruxelle parce que les députés ont décidé que l’EU c’était bien.
En ce qui concerne les retraites, manifester contre le projet des 41 heures me semble aberrant. Tout le monde sait que les sociétés occidentales font face à un vieillissement des populations, moins rapide en France grâce à une natalité encore soutenue ce qui n’empêche pas le vieillissement. Et que fait-on contre? On manifeste, comme si on pouvait y changer quoi que ce soit en manifestant. Autant manifester contre le vieillissement de la population parce que c’est là que se situe le nœud du problème et les différents gouvernements de gauche ou de droite devront agir de toute façon. Ils n’auront d’autre choix que soit:
- On continue avec le même système mais on retarde les départs à la retraite, ce qui veut dire mieux reculer pour mieux sauter: voyez l’exemple allemand qui envisage maintenant la retraite à 68 ans.
-On baisse les retraites (difficilement envisageable)
-On capitalise (he ho, on est en France et on a trop peur de la retraite par capitalisation: imaginez utiliser la bourse, mais c’est trop dangereux! Auquel cas j’ai toujours envie de répondre que le statut-quo est le pire des dangers car dans ce cas le risque est de 100% que le système se casse la gueule.
En Suisse, on utilise nos trois piliers, le plus avantageux des systèmes. Même les Allemands, peuple pragmatique s’il en est commence à lorgner sur le système suisse de l’AVS.
Le tour de Romandie est passé par chez nous, juste peu de temps avant de partir en long week-end end du premier mai. Le temps n’était pas favorable avec une pluie glaciale mais ce n’a pas empêché le public d’assister nombreux à l’arrivée des coureurs.
C’était l’heure de sortie du boulot et beaucoup de travailleurs dont de nombreux frontaliers ont dû prendre leur mal en patience.
Ça se fête. Nous sommes alors retourné sur Neuchâtel pour changer d’air et d’ambiance. Il suffit vraiment d’un rayon de soleil pour se sentir au paradis en Suisse. Que j’aime ce pays!
Tout le monde a entendu parler de la manière dont Google s’occupe de ses employés. Le bureau de Zurich pousse le concept à l’extrême en ce qui concerne les moyens mis en œuvre pour que les employés se sentent au maximum à l’aise; oubliez le costume-cravate, chez Google, les employés sont déchargés de tout ce qui pourrait les empêcher de travailler efficacement. L’ambiance est ludique, les repas sont gratuits, les jeux sont légion et les employés viennent de tous les pays.
La seule obligation est d’être brillant. Il n’est donc pas étonnant que l’entreprise est l’une des plus rentable de la planète.
L’UDC refait parler d’elle par le biais d’une nouvelle image visible dans n’importe quel journal gratuit ces temps-ci.
Le1er juin 2008, le peuple suisse est invité à se prononcer sur l’initiative (UDC) “pour des naturalisations démocratiques“. Si elle passe, l’octroi de la nationalité se ferait sur vote, comme ce fut le cas dans certaines communes avant 2003, date à laquelle le Tribunal fédéral avait banni cette procédure, la jugeant discriminatoire.
A mon avis, même si le recours au vote peut apparaitre démocratique, le peuple ne peut pas se substituer à la loi quant au statut d’une personne; nous n’en sommes plus au temps des esclaves lorsque quelques individus décidaient souverainement du sort d’un être humain. Et sur quel critère d’ailleurs, sinon sur la couleur de la peau, la religion ou le pays d’origine? Remarquez au passage les mains plus ou moins basanées de l’affiche… A l’époque, ce sont les décisions iniques d’une commune alémanique qui avait mis le feu aux poudres, car les personnes originaires des Balkans étaient systématiquement écartées.