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Achevé

Chaque année, je me dis que ce n’est rien qu’un petit examen de rien du tout, dont les opérations sont répétées maintes et maintes fois au cours de l’année et chaque année c’est rebelote.

Si la théorie ne pose aucun problème et n’inquiète vraiment pas, il n’en est pas de même pour la pratique. En plus, cette année, c’était le posage-emboitage, une des plus facile il paraît. Il paraît.

Sur le papier il suffit de poser les aiguilles sur quatre mouvements, de couper une tige à la bonne longueur et d’emboiter le tout après avoir vérifié la marche de la montre. Mais comme toujours, la nervosité est de la partie car il y a toujours l’imprévu qui entre en jeu dans la pratique. Chacun se débrouille donc pour gérer son stress. Il y en a qui prennent quelques gouttes de calmant, d’autres s’isolent ou blaguent. Tous sont cependant très concentrés car il nous a bien fallu 15 minutes pour préparer nos outils et nettoyer notre établi de toute poussière éventuelle.

La première pièce fut un enfer pour moi: une fois la tige de remontoir coupée et montée, je me suis mis à visser le fond après avoir effectué les fonctions, juste pour vérifier. Quelle ne fut pas ma surprise de voir que la tige s’est enlevée du mouvement une fois le fond vissé. Qu’à cela ne tienne, je démonte le fond et je remet la tige en place. Une fois la dernière vis revissé, je me rends compte que j’ai posé le fond vers le bas d’après l’écriture sur le fond. Me voilà bon pour dévisser et revisser une seconde fois.

La dernière vis revissée, je vérifie que le serrage de ces vis est bien effectué mais mon tournevis glisse et j’effectue une petite raye sur le fond. J’hurle intérieurement de ces quelques dixièmes de points qui s’envolent bêtement.

J’entame le posage des aiguilles. La troisième aiguille, celle des secondes me semble impossible à poser. Je tremble de plus en plus, à tel point que je me lève, juste pour me calmer. La prof me conseille de passer les mains sous l’eau froide, ce que je fais et, à mon grand étonnement, je reviens plus calme. Je me rends compte que comme les aiguilles sont neuves, il me faut aléser l’aiguille des secondes qui du coup ne pose plus de problème à poser.

Reste la glace à poser. Dans un jour normal, l’opération me prend vingt secondes. Dans un jour normal. J’ai dû m’y reprendre à deux fois pour y arriver correctement.

Misère, il me reste encore trois pièces du même acabit. Heureusement, les suivantes me poseront moins de soucis. Encore que pour la dernière, j’ai pris la décision d’être moins regardant, histoire de finir à temps et d’assurer l’examen.

J’étais achevé à la fin. Le stress était parti mais avait laissé mon corps sans un soupçon d’une quelconque excitation.

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