Retour vers le futur

Vous allez nous croire inconstants mais notre famille agit instinctivement et notre instinct nous commande de réessayer de nous installer en France à nouveau. Un an après notre première tentative avortée, nous avons donc décidé de retenter de devenir frontalier. Nous serons cette fois un peu mieux armés car au courant des démarches à effectuer pour notre retour. Tout d’abord il nous faudra louer encore là-bas, le temps de débloquer le second pilier-car je rappelle qu’il faut être frontalier pour débloquer le second pilier, et le temps de trouver une maison à acheter ou à bâtir.

Notre migration devrait commencer aux alentours du mois de juin prochain, date de la fin de notre bail. Nous sommes désormais plus confiants de garder notre emploi et plus rassurés maintenant que Pumpkin est française. Vivement que l’on soit propriétaires de notre logement pour ne plus rendre de comptes. Mieux vaut donc passer de la classe moyenne suisse au top 1% français, pouvoir acheter notre viande de l’autre côté de la frontière sans avoir l’impression d’être des contrebandiers à chaque fois que l’on passe la douane suisse. Pumpkin rêve de faire pousser ses légumes dans son potager et moi je rêve d’avoir ma pièce personnelle pour y instaler un atelier horloger digne de ce nom.

Le gros avantage sera la garde de nos enfants le midi, chose qui nous est impossible en Suisse et tant qu’à faire, nous mettrons les trois en école privée. Ha, vivement dans six mois!

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11 thoughts on “Retour vers le futur”

  1. Et bien bonne chance alors ! Que cette deuxième tentative soit la bonne !!!
    Par contre, “ne plus rendre de compte” en tant que proprio ne me semble pas tout à fait vrai :o)… On doit toujours rendre des comptes à une administration, une banque, etc. (hélas).
    Si je peux me permettre deux questions :
    – faut-il vraiment être frontalier pour débloquer le 2ème pilier ??? Il me semblait que c’était une des trois raisons (devenir propriétaire, donc) pour pouvoir débloquer son 2ème pilier (les 2 autres étant l’installation à l’étranger, et le lancement d’une activité indépendante)
    – pourquoi mettre vos enfants dans le privé ? Hum, ici en Suisse, c’est presque impossible, étant donné la chèreté des écoles privées (au bas mot, sur la Côte, dans le canton de Vaud, il faut compte CHF 1200.- par mois et par enfant…), mais l’école publique n’est-elle pas de qualité en France, dans le primaire ?

    Bonne réflexions !!! C’est toujours plaisant de se projeter…

  2. Ne plus rendre de compte…je voulais dire au propriétaire qui en Suisse a tendance à fourrer son nez assez fréquemment dans nos affaire ou à nous dire de faire ci ou de faire ça.
    Pour ce qui est du second pilier, il faut en effet être d’abord frontalier pour débloquer le second pilier. J’ai eu une réunion spéciale l’année dernière à ce sujet.

    L’école publique est généralement de qualité en France. Mais si j’ai l’occasion de mettre les enfants dans le privé avec plus d’accompagnement et quasiment 100% de réussite au brevet. Quant au prix, ils y iraient, nourris et gardés à midi pour le prix que je payais ici l’année dernière d’une cantine assez minable (ils y mangeaient des pates et de la sauce les trois quart du temps).
    Il n’y a donc pas photo.

  3. On croise les doigts pour que cela se fasse ce coup là.
    Mais comme tu l’as dit, déjà fort d’une précédente expérience ce ne devrait en être que plus facile ou tout du moins plus sûr.
    Bon courage et bonne fin d’année

  4. Félicitations pour cette décision… En tous cas, elle a eu le temps de mûrir. On ne pourra pas dire que ça aura été un coup de tête.

    1. Je crains quand même que la politique du pouvoir actuel ne nous mène droit dans le mur. Au moins nous resterons payés en francs suisses.

      1. Je partage ton point de vue. Je suppose que vous avez fait la comparaison des situations pour ce qui est des impôts? (Ça doit être un véritable casse-tête, je ne vous envie pas !)

  5. Bonjour,

    Surtout, ne faites pas ça!

    La France est en déclin à tous les niveaux. Je suis frontalier et la perspective de l’obligation de la Sécu en 2014 (CMU) me pousse à m’installer en Suisse et demander la résidence fiscale.

    La France est devenue un enfer fiscal, non pas seulement pour les Depardieux, mais pour tous les français moyens.

    L’atmosphère y est absolument irrespirable, nous allons assister à un effondrement civilisationnel de la France et cela ne va pas être agréable.

    Surtout, n’inscrivez pas vos enfants dans une école en France, publique ou privé, vos enfants en ressortirons sans savoir lire et écrire correctement. Le système suisse est bien meilleur, surtout l’apprentissage si vos enfants ne s’orientent pas vers des études longues.

    Non, vous êtes déjà installé en Suisse, restez-y.

    En outre, l’immobilier va s’effondre. Si vous vous endettez aujourd’hui, vous risquez de vous retrouver d’ici quelques années avec un bien qui a perdu 30% de sa valeur.

    Restez en Suisse : pays admirable en tout point, le plus innovant, le plus compétitif, le plus souhaitable pour y naître…

    Un pays où l’on se respecte, respect du travail, de la propriété, du capital.

    Restez en Suisse…

    moi, je vais m’y installer.

  6. D’après les outils de projection, nous entrons dans le cadre de 30% d’imposition mais comme nous avons un nombre de parts important car nous sommes une famille nombreuse, nous devrons payer grosso modo la même chose que nous payons en Suisse.

  7. Puis en plus vous avez vu le nouveau régime de l’assurance maladie à partir de 2014 pour les frontaliers comme je l’ai lu dans le billet… je ne sais pas si ça vaut le coup comme avant.

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