Votation du 7 mars sur le deuxième pilier

Votation du 7 mars sur le deuxième pilier

Le 7 mars se déroulera la votation sur l’avenir du 2e pilier. Le peuple devra se prononcer sur la question du taux de celui-ci qui devrait être ramené, si le oui passe, de 6,8 à 6,4%.
La Suisse tout comme les autres pays développés voit l’espérance de vie de sa population augmenter d’année en année (en 2008, elle était de 79,7 ans pour les hommes et 84,4 ans pour les femmes), une bonne chose somme toute mais une charge supplémentaire sur notre système de retraite.

Que choisir? Les uns et les autres se déchirent sur ce sujet. Je dois avouer que je n’en sais trop rien et que tout me paraît confus: d’un côté, les partisans du oui avancent que le 2e pilier coûte chaque année 600 millions de francs, financés par les actifs d’aujourd’hui et de demain. En outre, ils disent que les changements n’affecteront pas les rentes des retraités actuels, dont le taux de conversion est garanti à vie par la loi mais seulement les futurs retraités. Ils affirment que de toute façon, si rien est fait, les actifs devront payer des cotisations supplémentaires sans que leur capital augmente et que les caisses de pension se verront dans l’obligation de prendre plus de risque sur le marché financier.

De l’autre côté de l’échiquier politique, on dénonce la perte de revenus que la baisse du taux engendrerais, la rapidité avec laquelle ce projet a été ficelé, d’autant plus qu’une première baisse a déjà été décidée en 2003 et qu’elle n’est pas encore totalement en vigueur. D’autre part, ils dénoncent les profits juteux que se font au passage les compagnies d’assurance.

Je ne pourrai pas voter mais je conseillerai de mettre tout le reste de vos économies sur le 3e pilier. La vidéo suivante date de 2007 mais elle est toujours d’actualité.

Related Posts with Thumbnails

4 thoughts on “Votation du 7 mars sur le deuxième pilier”

  1. Je vais vous faire un cours express sur le 2ème pilier. Il a été créé en 1985 pour suppléer aux insuffisances de l’AVS (1er pilier). Contrairement à ce dernier, le 2ème pilier est en mains privées, il est géré par des institutions plus ou moins opaques dans le seul but de faire un maximum de fric. Chaque institution à son règlement et en fait à sa guise. Dans les années 80,90 et 2000 ces improbables gestionnaires obtenaient, sans se fouler, des rendements à deux chiffres. Ces bénéfices mirobolants et sans impôts allaient engraisser les actionnaires sous rubrique “bénéfices non opérationnels”. Puis les temps ont changé. Il fallait donc se refaire, comme d’habitude, sur le dos de ces salaud-d’assurés-payeurs-et-preneurs de risques.
    Le taux de conversion du capital épargné en rente, était à l’origine de 7,2%, par l’opération du Saint Esprit il a été réduit à 6,8%. Cette rapine autorisée a créé de tels remous qu’il n’est plus possible de le baisser une fois encore…sauf par une votation populaire. Oui car l’espérance vie à brusquement augmenté d’une manière totalement anarchique.
    Il faudra être encore plus suisse que suisse pour voter oui et si le texte est refusé, les financiers pourront prendre encore bien d’autres mesures coercitives. Je vous les livre en vrac: Augmentation des primes, augmentation de l’âge de la retraite, diminution du taux de rétribution du capital (il était de 4% par an il est maintenant de 2%, on nous parle de 0%, voir d’intérêts négatifs) Et pour finir, nous pouvons également proposer la confiscation des biens de ces gougnafiers d’épargnants pour cause de faillite de l’institution de prévoyance.

  2. 3eme Pilier

    Il a y un 4eme cas dans lequel on peut debloquer les fonds en avance, enfin je crois:
    C’est pour un expat, s’il rentre au pays.
    Par contre, maintenant je me demande si dans ce cas il faut rembourser les deductions d’impots comme dans les autres cas si j’ai bien compris…

  3. Paniquez pas, c’est bien pire en France : http://blog.travailler-en-suisse.ch/02/2010/retraite-france-suisse.html

    @mouskouyouss : les ressortissants de l’UE qui rentrent dans leur pays ne peuvent débloquer que la partie sur-obligatoire (c’est-à-dire le capital accumulé au-delà de ce que prévoit le minimum LPP, pour faire court). L’impôt à la source, qui est cantonal, est alors prélevé. L’astuce consiste dans ce cas à faire transiter ses fonds vers une institution de prévoyance dont le siège est dans un canton à faible fiscalité, Schwytz par exemple.
    Il y a peu, en France, on pouvait se faire rembourser cet impôt à la source, mais maintenant ce n’est plus possible grâce à la nouvelle convention fiscale : http://blog.travailler-en-suisse.ch/09/2009/retraite-frontaliers-expats-suisse.html

  4. Tabla: intéressant historique qui rappelle que le 2e pilier est relativement récent.
    Merci Davide de ta réponse à mouskouyouss. Pour ce qui est de la retraite en France, cela fait bien une vingtaine d’année que je sais que le système va se casser la gueule. C’est de la simple mathématique: ou bien les retraites baisseront, ou bien les cotisations augmenteront. A moins de réformer le système mais tout le monde sais que les Français sont frileux au point de se laisser aller droit dans le mur.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *