Candidature acceptée

J’ai reçu hier la réponse à ma candidature à l’école d’horlogerie en cours du soir sous la forme d’une lettre qui me demandait si j’étais toujours intéressé et que sinon, hé bien il y avait une liste d’attente de candidats qui seraient heureux de prendre ma place.

Tu parles que je me suis empressé de leur répondre, depuis le temps que je l’attends.  Pour moi, c’est l’ouverture à de nouveaux horizons, une couche de théorie que j’ajouterai à ma pratique.  Ou plutôt cinq couches épaisses de cinq modules répartis sur six ans.  Mais pourquoi diable me suis-je mis dans cette galère-là me demanderez-vous, à aller deux soirs par semaine me tartiner de la théorie horlogère après une journée de travail dans ce domaine?

Parce que j’aime ça et que j’ai un coté masochiste!

Début des festivités en août.  Choutette, cacahuète!

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12 thoughts on “Candidature acceptée”

  1. Bravo et félicitations pour ta candidature acceptée ainsi que pour ton courage de te lancer dans cette aventure! Je suis sûre que ça sera enrichissant (dans tous les sens du terme?).

  2. Merci, j'espère en tirer plus de connaissance et une plus grande assurance. Quant à l'aspect pécunier, la formation me coûtera pour l'instant plus qu'elle ne m'en apportera.;)

  3. Toutes mes félicitations! Se relancer dans les études quand on bosse, chapeau. Et je comprends un peu mieux tes billets sur des montres d’exception.

  4. Bravo! C’est super.
    Vas tu suivre ces cours a travers l’UP du Jura? Seront-ils dans ton village?
    En tout cas, 6 ans, c’est un sacre engagement.

  5. C’est extra de se lancer dans cette aventure. Je crois que c’est en Suisse assez commun d’être un éternel étudiant. Notre voisin qui (je crois n’a pas le niveau bac), a été formé comme dessinateur industriel, et pendant qu’il travaillait dans un cabinet d’architecte, amoureux de musique, il s’est formé aux cours du soir aux médias, puis s’est fait embaucher dans une petite radio comme animateur mais tout en continuant une formation de journaliste. Il a désormais un bon poste à la tsr où il alterne reportage de terrain (en Suisse) et rédaction mais continue à se former 2 fois pas semaine au journalisme économique et politique…. je trouve ce parcours absolument génial car au final ce sont des étudiants qui peuvent se lancer dés 16 ans dans la vie active et sociale.

    La France a décidément quelques leçons à recevoir. Si on se lance dans les études, le diplôme arrive vers 25 ans, la carrière professionnelle n’est réellement lancée que 5 ans plus tard (le temps de faire ses preuves puisqu’on n’avait aucune expérience professionnelle). Avec tout ça (point de vue purement féminin) : nombre de femmes fraichement diplômées ne sont pas embauchées car l’employeur à peur d’une grossesse (à juste titre)…
    Alors on l’a commence quand notre vie sociale?
    Et à l’inverse, le jeune de 16 ans pas con, mais qui n’a pas encore compris l’intérêt de bosser en classe va se retrouver coincé dans une formation et une profession technique même s’il a un jour (même à 40 ans) l’envie d’en changer.
    Et puis, parlons de ces cadres complètement stressés qui veulent se tourner dans une formation artisanale, proche du réel (et il y en a beaucoup)… c’est encore un stress assuré pour trouver une formation valable (et rarement en cours du soir alors comment vit-on pendant le temps de la formation?)!
    Alors que j’ai travaillé dans le milieu de la formation, j’étais impressionnée par le courage de ces personnes qui avaient, trop souvent, moralement touché le fond avant de pouvoir envisager ces parcours trop laborieux!
    Toutes ces petites cases françaises sont bien dommageables!

  6. Alison: Merci beaucoup.
    Eric: J’ai la chance d’exercer dans un domaine qui me plaît. Je vais donc essayer de me former dans ce domaine mais c’est vrai que les journées seront longues (3 jours par semaines et non deux comme je l’ai écrit).
    Sissi: non la formation se fera au Centre Interrégional de Perfectionnement deux villages plus loin.
    A-So: De toute façon c’est une obligation dans la vie de se former au maximum. On ne va pas se laisser vivre en attendant la retraite et en priant de ne pas se retrouver au chômage.
    Je partage ton analyse sur les difficultés à trouver sa voie et à la suivre en France. Je m’étais renseigné à l’époque à l’ANPE pour pouvoir suivre une formation à Morteau mais les difficultés financières et les tracasseries administratives font que suivre ce genre de formation est quasiment impossible.
    Être formé dans un métier qui vous plaît et au plus prêt du réel est vital et en plus cela motive les employés. J’espère que la France le comprendra un jour au lieu de bourrer les universités en étudiants en lettres ou en sociologie et qui ne déboucheront à rien de concret au final, à part exception.

  7. Félicitations pour ton courage !
    Puis-je te demander un truc, Vilay ? Comment avez-vous négocié ça en famille, étant donné la réorganisation du temps en famille ? Ce n’est pas si simple d’accepter l’absence de l’autre 2 ou 3 fois par semaine, + toutes les heures consacrées à l’étude. J’envisage aussi une formation sur environ 2 ans, mais à distance (pas le choix), mais je culpabilise à mort…

    L’horlogerie, si ce n’est pas de l’intégration, ça :o)

  8. J’ai la chance que Pumpkin soit très compréhensive: elle sait que c’est dans l’intérêt général de la famille. En plus, en tant qu’Américaine, elle a l’habitude des heures à rallonge dans une journée.
    Donc pas de culpabilisation. Les 35 heures ne sont pas pour nous ou alors on les aura fini mercredi soir.

  9. Oui, c’est vrai que c’est généralement un investissement de moyen ou long terme, auquel tout le monde trouve finalement son compte. Mon mari est compréhensif, aussi, c’est moi (sacro-sainte culpabilité judeo-chrétienne) qui m’auto-sabote ou m’auto-censure, parfois…

    Les 35 heures, j’y suis à peu près, mais avec un 80% :o). Les américains travaillent donc beaucoup, si je comprends ton allusion ?

    Bonne soirée

  10. “J’espère que la France le comprendra un jour au lieu de bourrer les universités en étudiants en lettres ou en sociologie et qui ne déboucheront à rien de concret au final,”

    Exactement!
    L’orientation en France est lamentable, je crois que le conseiller n’est programme que pour debite la meme phrase, il n’a aucune imagination, aucune vision, il est negatif, enfin bref comment un fonctionnaire de l’EN peut conseiller objectivement et autre chose que la voie qu’il a lui meme choisi?
    On m’a pousse en Lettre Modernes, pour faire quoi? Prof? Quelle horreur!
    J’ai ete tres mal orientee et comme je n’avais pas des parents derriere moi pour me guider un tant soit peu, aujourd’hui je realise combien j’aurais du et pu faire autre chose qui me plaisait vraiment. Mais comme le dit mon mari ce n’est jamais trop tard, comme A-So decrit la reconversion chez les suisses, tu sais tres bien qu’il en est de meme chez les americains, c’est meme une deuxieme nature chez eux que d’aller en cours du soir et changer completement de voie. Nous avons un “ami” qui etait journaliste jusqu’a ses 45 ans, depuis quelques annees il a repris ses etudes pour devenir medecin! Et il est marie et pere de famille de 4 enfants! Tu ne verrais jamais cela en France! Eh bien aux US c’est typique, y’en a des tonnes comme lui!

  11. La seconde chance devrait être un obligation permanente dans le monde actuel. Il est fini le temps où on exerçait un métier tout au long de son existence. Les aléas de la vie font que l’on changera de métier. Je sais qu’au États-Unis, les recruteurs trouvent cela normal et même bénéfique mais en France, on vous demandera pourquoi vous sautez du coq à l’âne.
    Labellisation, jugement, carcan, tels sont les lots quotidiens qui minent et ralentissent la France.

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