On s’enracine

On s’enracine.  On s’incruste.  Pour moi ce fut facile dès le départ: je me suis toujours senti bien en Suisse, du moins à chaque fois que j’avais l’occasion de visiter.  Alors, lorsque l’occasion s’est présentée d’y vivre, je me suis senti comme un poisson dans l’eau et j’ai tout englouti d’un coup: coutumes, langue (il y a des différences), gastronomie, institutions et même les travers de ce pays.

Pour Pumpkin, il a fallu plus de temps.  Outre la langue et tout ce qui a trait à un pays nouveau, elle n’avait pas encore coupé toutes les amarres du passé.  Mais petit à petit la magie de la Suisse a fait son effet.  Je pense que ce pays libère, que sa manière de voir les évènements rendent libre.  Maintenant Pumpkin a comme moi jeté l’ancre, mis son baluchon à terre et coupé les ponts avec le passé.

Pas question de quitter la Suisse, c’est devenu notre pays, c’est devenu une partie de nous.  Comme je le dis souvent, quitte à manger de l’herbe s’il le faut, on restera ici.

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11 thoughts on “On s’enracine”

  1. Merci;-)
    On dirait mon mari et moi Pumpkin. Lui aussi s’est senti suisse des la premiere seconde dans ce pays, tout comme toi, bien avant de venir y vivre, il avait deja les yeux dessus (meme lorsque nous etions aux US) et a chacune de ses visites, il etait sous le charme; il m’a fallu plus de temps mais aujourd’hui je pense que la Suisse est un pays tres agreable et le meilleur qu’il m’ait ete donnee de connaitre et surtout d’y vivre.
    C’est grace a toutes ces petites choses qui seraient trop longues a enumerer mais en tant que francais tu sais de quoi je parle…
    Quand cette aventure sera finie, je serais tres triste de quitter ce pays, j’avoue meme que si c’est pour retourner en France j’aurais l’impression d’une regression, qu’on y perdra au change, d’une defaveur pour nos enfants, il sera tres dur de quitter un endroit comme la Suisse et se reajuster a un endroit comme la France (pays que je trouve assez nul en comparaison de la Suisse, pardon a tes lecteurs francais), la vie de mes enfants ici est si superieure a la vie qu’ils avaient en France, c’est le jour et la nuit (je ne parle pas de l’aspect materiel/financier), enfin tu sais bien tout cela puisque tes enfants le vivent aussi.

    Je ne peux etre aussi affirmative que toi sur notre futur ici mais je sais deja que ce pays sera quitte avec grand regret, d’ailleurs a chaque week end qu’on passe en Savoie, nous nous languissons de la Suisse et quand nous sommes sur la belle route du Jura, on s’exclame: -“Home, finally.” (on est aussi un tantinet enerve de payer 20 euros d’autoroute a chaque trajet Geneve/Saint Genix, alors qu’en Suisse la vignette autoroute est a 27 euros pour l’annee, et la je te dis qu’on prend des fois les francais pour des vaches a lait, surtout les autoroutes). Arnaque!

  2. super le début d´année!!Plein d´espérances a ce que je vois!!Nous c´est un peu comme ca, pas encore comme vous mais presque…on s´accorche, on y arrivera!!!

  3. Contente que vous vous y plaisiez 🙂 Mes parents sont en Suisse depuis plus de 25 ans, mais ils ne s’y sont jamais sentis chez eux. D’ailleurs, ils construisent une maison en France pour leur retraite… Je me demande si c’est une question d’endroit, parce que là où vous êtes, c’est un peu unique comme coin, alors que la Riviera (et surtout le coin Morges-St. Prex) est beaucoup plus riche et snob, et je pense que c’est pour ça que mes parents ne s’y sont jamais plu. D’ailleurs, les deux ans qu’ils ont passés à Yverdon étaient plus faciles.

    Moi, j’ai toujours adoré la Suisse… maisc’était juste un peu trop petit pour moi 😉

  4. Sisi, tu penses donc quitter le pays un jour? Pour Pumpkin c’est devenu impossible (a fortiori pour moi).
    Mandy, houais je suis comme de la mauvaise herbe: essayer seulement de m’arracher de là!

    Dr.CaSo, ha je pensais qu’ils étaient obligés de partir mais il semble en fait que leur départ relève plus d’un choix. Dommage car leur quartier et leur ville est vraiment chouette! Quant à moi je me balance des gens qui m’entourent: snobs, simples peu m’importe, c’est leur vie, pas la mienne. C’est vrai cependant que dans les Franches, c’est plus spécial: on se dit bonjour, les conducteurs de voiture vous font un signe de la main (comme aux US) et on s’échange même le signe de la main avec les conducteurs de train quand on les croise.

  5. Meme si c’est assez flou pour l’instant, je pense qu’un jour ou il y aura un retour ad vitam dans la contree du Yankee, ou alors sur mon ile ou en France. Je t’avoue que la derniere proposition m’embeterait vraiment 🙁 Et comme Pumkin echanger la Suisse pour la France me parait impossible (surtout par rapport a mes enfants) alors que pour les US ou l’ile cela me semble un peu plus concevable. Si ca se trouve nous quitterons la Suisse dans 1 an comme dans 5! Qui vivra, verra…
    J’aime beaucoup le Jura, peut etre qu’aux yeux de certains c’est un canton rural, pauvre et “plouc” mais j’adore le fait qu’on puisse y vivre comme il y a des decennies , c’est a dire: politesse, calme, famille, securite, marche a pied, c’est tres sain, je trouve et une vraie liberte pour les enfants.

  6. Oui, le Jura est un peu “à part”, quoique… Chaque canton a ses particularités, et même ses coins. Dr CaSo parle du snobisme de St-Prex (oups, j’y habite, mais depuis 4 ans, ouf, pas le temps de l’être devenue)-Morges, mais même si je ressens cela parfois (il y a de riches indigènes et beaucoup d’expat très fortunés qui s’établissent dans des “bunkers” et n’apprennent jamais le français. Ca donne des dialogues assez rigolos à la poste/au magasin etc.), comme tu le dis, Vilay, c’est leur vie. Dans chaque région, il y a des gens sympas, et finalement, on se recrée une sorte de petit microcosme de personnes avec qui on se sent en adéquation. Néanmoins, il est vrai que de sentir une ambiance détendue et amicale, c’est super ! Nous. nous avions le projet, un peu vague, d’émigrer au Québec, il y a une dizaine d’années. Je regrette un peu de ne l’avoir pas fait. Je me dis que c’est plus compliqué maintenant, avec des enfants en âge scolaire. Mais quand je vois/lis plein d’histoires où cela n’est pas un frein…, mhhhh.
    Dans tous les cas, Suisse ou ailleurs, c’est super que vous ayez trouvé un endroit où vous vous plaisiez, et où les enfants se plaisent. Parce que finalement, même si VOUS trouvez que la qualité de vie est bonne, est-ce aussi l’avis de vos enfants ? Bon, ils sont petits, hein…

  7. Ben disons que c’est un peu des deux: ils ne se sont jamais sentis à l’aise et effectivement, ils sont un peu forcés de partir because pas d’argent pour la retraite… Ceci-dit, s’ils avaient adoré vivre en Suisse, je pense qu’ils auraient pu faire en sorte de pouvoir y rester. Enfin… Peut-être que c’est moi qui y retournerai pour ma retraite 🙂

  8. Sissi, pour moi les US, j’ai déjà donné pendant 2 et demi et, si l’on a pas une bonne raison d’y être (études, stage ou emploi temporaire vachement intéressant pour une promo), on s’y ennuie à mort (en tout cas là où j’étais): le we on fait 3 fois le tour du shopping mall, on va au ciné ou au resto (fast food), histoire de passer quelques heures; rien de bien affolant. La France, ce sera bien pour les vacances mais y vivre, non: je ne supporterais plus les tracasseries administratives. Le Canada? J’y suis allé pour les vacances (Québec, Montréal, Ottawa) mais à priori non également: ce sont toujours des villes nord-américaines même si les gens y sont hyper-sympas. Le soleil? C’est pour les vacances également….
    Bref, je ne suis désespérément pas intéressé.
    Frédé, à les voir jouer dans la neige lors de notre ballade en forêt aujoud’hui alors que Pumpkin était en visite chez la blogueuse ci-dessus, je dirais que s’ils avaient à voter, ce serait un plébiscite.
    Dr CaSo, je me demande si tu blogueras encore à la retraite…

  9. Ha, j’aime bien lire qu’il y a des voyageurs en ce monde qui finissent par trouver leur p’tit coin de planète! Pour l’instant, je n’ai aucune idée de l’endroit où j’aimerai vivre… Il nous va falloir bouger un peu plus 🙂

    (comme toi aux US, on s’emmerde ici parce qu’il n’y a rien a faire dans notre ville pendant le week-end… mais de notre temps à Montréal, pas du tout, c’était chouette!).

    Par contre, ce qui est sûr c’est que j’aimerai vivre au soleil!

  10. Wow, il y en a du monde qui est passé par les US pour s’installer en Suisse ici! J’en fais aussi partie: comme Française j’ai vécu 3 ans en Amérique du Nord (un an aux US et deux ans au Canada) mais à la fin je me sentais européenne malgré mon attraction pour l’Oregon. Mon mari et moi avons essayé de vivre à Montréal sans succès.
    Pour moi, la question de repartir de la Suisse ne se pose même pas: que deviendrais-je seule? Mon mari est suisse, notre entreprise est ici (en France elle aurait été impossible à mettre sur pied) et en-dehors de mes parents je n’ai plus de lien avec la France et cela depuis plusieurs années. Si je devais être séparée de mon mari et mon fils je ne saurais plus comment vivre. Comme je vous comprends!

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