N’achetez pas chez Lidl ou Aldi suisse

J’ai regardé un reportage sur la TSR à propos d’Aldi et de sa façon de traiter ses employés: emploi à 50% mais obligation de pouvoir être capable de travailler à 100% (minimum), donc à horaires variables, ce qui a pour inconvénient de ne pas pouvoir rechercher un second emploi pour pouvoir vivre décemment.
Sans compter les journées “découvertes” chez Aldi qui utilise avantageusement pour une journée de la main-d’oeuvre gratuite et ultra-motivée dans l’espoir de décrocher un emploi et qu’ils n’engageront pas. Sans compter les brimades, les menaces, les chantages de ces endroits qui s’emploient au mieux d’utiliser la misère humaine à des fins pécuniaires.
Ce reportage m’a été assez pénible à voir et d’ailleurs je n’en ai regardé qu’une partie car pour avoir travaillé dans la distribution en France, j’en connais bien le milieu. Pour qui n’a pas connu cette expérience, il est assez difficile d’imaginer à quel point les gens sont traités comme des chiens. Oh, il existe des lieux de vente excellents: j’ai, par exemple personnellement un bon souvenir d’Atac. Mais j’en ai de plus mauvais et pas forcément des hard discount: j’ai de mes yeux vu chez Leclerc la violence psychologique qui a conduit plus d’un employé en dépression.

Pour en revenir à nos moutons suisses, je n’accepterai de faire mes courses aussi longtemps que les finances me le permettent que dans des lieux qui ont au moins une convention collective de travail. Méfiez-vous, messieurs les exploiteurs sans vergogne, les anciens employés ont une mémoire figurez-vous. Je n’oublie rien et je ne pardonne rien à ceux qui m’ont fait du mal.

Quelques liens interessants à ce sujet:

Une video de la TSR

Unia: Conditions de travail dans les hard discount? Non merci!

Unia pointe du doigt Lidl et Aldi

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9 thoughts on “N’achetez pas chez Lidl ou Aldi suisse”

  1. J’ai bien regardé la vidéo et c’est écœurant mais ce n’est pas,hélas, “le privilège” des hard-discounts d’avoir ce type de comportement.
    -Auchan utilise le même type de contrôle à la caisse (le coup de la bouteille de vin chère cachée) et n’embauche que des temps partiels (plus adaptables).
    -Et aussi, il y ces caisses automatiques qui en plus de piquer des emplois montrent aux caissières à quel point elles sont inefficaces. Je bossais dans un centre de formation et nous devions souvent chercher des stages (avec espoir possible d’embauche à la clef)pour des personnes en réinsertion sociale et/ou peu qualifiées et/ou parlant mal français. Les supermarchés ont cessé d’accepter cette main d’œuvre gratuite puisque la machine prenait moins de temps à brancher.
    SVP : n’utilisez pas ces machines (même s’il y a la queue et que vous n’avez qu’un yogourt)!

    -Et il y a aussi cette pression sur les cadres, ceux qui ont le bon salaire (à quel prix), et qui sont condamnés à la performance. Mais un cadre, ne se pleint pas : c’est vulgaire!
    et s’il se plaint c’est que peut-être il ne sait pas gérer son temps. Mais plus de 12 heures au boulot + encore du travail le week-end + les déplacements…. ok , on dit que ça fait partie de la fonction et tout est compris dans le salaire (sorte de forfait). Mais si on compte les heures réelles de travail, il y a longtemps qu’ils ne sont plus au smic. Au centre de formation, on en voyait pas mal à 40 ans ou plus qui venaient pour une reconversion (après toutes sortes de “pétage” de plomb) pour autre chose de plus manuelle (en menuiserie) ou de plus humain.

    Un peu d’éthique!

  2. Oui, s’il y a un conseil que je peux donner, c’est de ne jamais commencer à travailler dans un supermarché, du moins en France car vous êtes rapidement labellisé comme tel et il est très difficile de se sortir de là.
    Pour d’autres expériences, je recommande le blog: les tribulations d’une caissière. C’est caustique mais drôle.
    http://caissierenofutur.over-blog.com/

  3. Salut,

    C’est pareil chez Lidl ou Aldi France, et absolument honteux. Le problème c’est que du point de vue commercial ça fonctionne très très bien : chacun pour soi et Dieu pour tous.

  4. C’est malheureux à dire mais j’ai l’impression que les autorités ferment les yeux pour quelques emplois de plus.

  5. Bonjour à tous,

    c’est vrai il a beaucoup d’émission, de rumeur, de connaissance qui…. Il me faut cependant le dire, ALDI et LIDL, bien qu’étant tout deux des hard-discounters, ont une politique bien différentes et sont deux entités bien différentes…. J’ai personnellement travaillé pour les deux groupes et je dois le dire, LIDL traite très bien ses employés et se présèrve de faire certaine fautes “politiques” qu’a fait son concurrent. D’autre part, le reportage dit parlé des deux groupes mais c’est absolument faux, au moment ou le reportage a été tourné, AUCUN N’EMPLOYE de LIDL suisse ROMANDE” n’avait été encore engagé, ce qui veut dire que les gens dont le visage a été flouttée sont UNIQUEMENT des anciens employé d’ALDI… alors merci TSR et son financement certainement tirée de notre CARTEL suisse , nos deux dictateurs en puissance qui sont MIGROS ET COOP…. a bon entendeur…

  6. À une certaine époque nous étions désespérés au point de chercher un emploi n’importe où, y compris chez Aldi Suisse… heureusement, d’après les informations que vous nous donnez, que nous n’en avons pas trouvé chez eux! Enfin, bienheureux vous qui pouvez vous permettre de boycotter les discounters tels qu’Aldi, mais nos finances à nous ne permettent pas d’y renoncer pour le moment, pas temps que les fruits et légumes continueront de coûter autant à la Migros ou à la Coop!

  7. Et oui vous avez tous raison, je sais de que quoi je parle. Je travaille chez aldi ça va faire trois ans.
    Travailler dans un stress pas possible, faire des heures supplémentaire qui ne seront jamais payées. Des patrons qui nous considère comme de la marchandise. C’est dommage, un pays comme la suisse ne fasse rien pour mettre des limites à Aldi.

  8. Je suis suisse et un inconditionnel des magasins Aldi. Avant que cette enseigne s’installe en Suisse, nous avions les deux grands leaders Migros et Coop. Au début, ces deux géants imaginaient que Aldi et Lidl ne correspondaient pas à la Suisse et qu’ils ne prendraient aucune mesure tant le “danger” n’existait pas. Hélas pour eux et tant mieux pour les clients, les suisses apprécient les produits vendus par Aldi, conditions compétitives, nombreux articles avec une garantie de 3 (trois) ans, un choix suffisant pour tous. Il est évident que sur une surface de 1’ooo m2 on ne peut pas avoir un assortiment énorme mais l’essentiel des produits est en vente. Depuis un certain temps, Aldi grignote le marché des deux géants qui commencent à s’inquiéter. Pour preuve, ils décident de baisser les prix de centaines d’articles pour démonter aux suisses captifs qu’ils répondent à leur attente. Oui, la baisse de l’euro a joué un rôle mais ces deux grandes surfaces ont des marges très agréables, pour ne pas dire plus. Maintenant qu’Aldi est en Suisse, on ira moins acheter en France (plus d’un milliard de francs) pour des produits similaires mais 30% à 40% moins chers. Les suisses ont été spoiliés pendant des années. Aujourd’hui la donne a changé. Migros veut réagir via sa filiale Denner. L’intention est de multiplier les points de ventes en Suisse pour contrer Aldi et Lidl. Bonne chance. Croyez-vous que les employés de Migros, de Coop et de Denner sont heureux ! Discutez une fois avec une caissière et vous comprendrez que le bonheur n’est pas dans ces deux géants.

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