Importante baisse du chômage en mai

Le chômage a baissé de manière sensible en mai passant à 2,4% contre 2,6% le mois précédent, passant ainsi sous la barre des 100 000 chômeurs, un record depuis 2002. La baisse profite surtout à la Suisse romande avec désormais 3,7% alors qu’en Suisse alémanique, il se situe seulement à 1,9%.

Le canton de Genève reste le mauvais élève avec 5,6%, en baisse tout de même. Le canton de Appenzell Rhodes-Intérieures détient la timbale avec 0,7%!
Notre canton du Jura reste stable avec 2,8% de chômeurs. J’ai eu la curiosité de voir le cas de notre district des Franches-Montagnes: 1,6%, chouette!

La source.

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3 thoughts on “Importante baisse du chômage en mai”

  1. Les chiffres du chômage sont très trompeurs en Suisse… ils n’englobent pas les demandeurs d’emploi (les chômeurs ne touchant pas l’assurance-chômage) ni les personnes ayant une occupation temporaire, les personnes dans un programme d’occupation, les temps partiels pas vraiment choisis, etc. On estime que le sans-emploi réel touche à peu près 5% de la population (au niveau suisse).

    De plus, je ne connais pas d’autre pays européen proche où les conditions d’octroi de l’AC sont aussi strictes (les pénalités peuvent pleuvoir très rapidement, voire d’office dans certains cas). Et l’exclusion est très rapide aussi. C’est incitatif, va-t-on me dire… non on rejoint la masse des personnes tributaires de l’aide sociale, dont les rangs, eux, ne diminuent que peu ou pas du tout.

    La Suisse trafique ses chiffres, comme les autres pays aussi, faut pas se leurrer ni se laisser aveugler…

    Et c’est un Suisse qui le dit.

    E fründleche Gruess uus Bärn

    Trazom

  2. Bien sûr on peut faire dire au chiffre ce que l’on veut mais comme la manière de compter est la même en France (les pénalités sont assez récentes mais bien réelles également), on peut vraiment conclure que le taux de chômage suisse est trois fois inférieur au chômage français.

  3. Oui, on peut faire dire ~ ce qu’on veut aux stat’, mais dire que les pénalités peuvent pleuvoir très rapidement, voire d’office, comme le mentionne Trazom, je suis assez étonnée de le lire. Bon, la LACI (loi sur l’assurance-chômage et les indemnités en cas d’insolvabilité) est fédérale, mais l’application est cantonale (fédéralisme oblige) et il se trouve que chaque canton a sa propre façon d’agir: principalement incitative (mesures de type cours, par exemple), principalement punitive (sanctions) ou un doux mélange des deux. Ceci dit, en me référant à mon canton (euh, je suis conseillère dans un office de chômage), je n’ai vraiment pas l’impression que les sanctions sont arbitraires (en général, évidemment). Mais certains comportements poussent aux sanctions: absence aux rdv, pas de réelles démarches pour trouver une activité, absence aux cours etc.

    Ceci dit, il est vrai que certaines catégories de “non-employés” sont absentes des stat’, mais cela a souvent été le cas précédemment, et dans les autres pays aussi. Difficile de dire si qqn ne travaille pas parce qu’il ne trouve pas d’emploi ou parce qu’il le veut bien, par exemple. Et il y a des stat’ pour les personnes au RI (social). On approche une réalité, sans arriver à l’expliquer, la cerner. Ceci dit, les années 90 ont été terribles et on espère continuer sur un trend moins mauvais maintenant…

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