Sous le soleil exactement

Ce jour fut vraiment trop chaud pour descendre de nos montagnes. Ici, si on se débrouille bien, c’est à dire si on arrive à se mettre à l’ombre, la température devient supportable car à notre altitude, nous bénéficions généralement de quatre à cinq degrés de moins qu’en plateau (en Suisse, on ne parle pas de plaine mais de plateau, vu l’altitude).

En prenant l’air de notre village, on a pu constater que malgré l’isolement du Jura, notre village n’arrêtait pas de s’agrandir avec la construction continuelle de maisons. Peut-être bénéficie-t-on également de la vague d’immigrants qui a considérablement augmenté depuis la libéralisation de la loi sur le marché du travail l’année dernière.

Pour en revenir à nos moutons, ou à nos vaches plus précisément, celles-ci se rassemblent à l’entrée du bovi-stop par cette chaleur pour attendre que le fermier les rentre dans l’étable.

vaches sous le soleil

Quant aux chevaux, ils se sont mis à l’abri des rayons sous les sapins.

chevaux sous le soleil

L’industrie horlogère ne connaît pas la crise

L’industrie horlogère suisse qui a engagé 4 400 personnes supplémentaires l’an passé, ne souffre pas des signes de ralentissement venus d’outre-Atlantique. La clientèle de l’horlogerie suisse est mondiale et l’Asie, le Moyen-Orient et l’Amérique du Sud compensent plus que largement le ralentissement de la croissance des ventes américaines.

Et ce n’est pas prêt de s’arrêter: dans les cantons du Jura, Jura bernois et Neuchâtel, trois entreprises seront créées dans les deux ans avec des centaines de recrutements à la clé.

Bloqués à Lausanne

Après avoir rendu visite à Dr. Caso et comme il nous restait un peu de temps, nous sommes allés nous promener sur le port de Morges.

La ville comme le port sont très fréquentés par d’innombrables touristes et locaux venus là pour profiter de la fraîcheur du lac par ce temps chaud.

Inutile de préciser que le cadre est à couper le souffle.

Nous avons longé la promenade pendant des kilomètres et des kilomètres pour finalement prendre le bus afin de nous rendre à la gare de Lausanne. Malheureusement le dernier train qui aurait été à l’heure pour la ligne du Jura qui s’arrête la nuit venait à peine de partir.

Catastrophe! Nous voilà bloqués pour la nuit dans une ville que l’on connait à peine et qui est loin d’être donnée. Heureusement, la chance a voulu que nous trouvions l’hôtel le moins cher du centre ville de Lausanne appelé l’Hôtel du Marché. Les employées sont sympas et la chambre était propre. Je le recommande donc si vous ne voulez pas vous retrouver sur la paille pour passer une nuit dans la ville.

On en a profité pour visiter la ville la nuit.

Et pour acheter quelques articles en solde le lendemain. Les soldes commencent deux semaines avant celles en France, je crois.

Puis nous nous sommes rendus sur le port pour profiter du bassin et des jets d’eau.

C’est idéal pour des pieds mis à rude épreuve par la chaleur et la marche.

Typique de ma fille, plus intéressée par les étoiles que par le paysage…

Rencontre avec Dr. Caso

D’aussi loin que ma mémoire de blogueur remonte, j’ai connu Dr. Caso que j’ai dû rencontrer par hasard, il y a bien trois ans. Elle était encore étudiante à l’époque et maintenant elle travaille pour une université de Toronto.

Elle nous a accueilli avant-hier dans sa bonne ville de Morges où elle réside pour ses vacances en Suisse. Que dire sur Dr. Caso? Disons que what you read is what you get: énormément de gentillesse: les petites sont déjà folles de cette nouvelle copine si prompte à vous montrer un nouveau jeu cool. Une grande cuisinière: la salade de tomates à la mozzarella avec la pointe de basilic était juste ce qu’il fallait pour cette chaude journée. En plus, j’ai appris le mot en anglais: basil.

Enfin, une championne de l’anglais qui vous décris avec une pointe d’humour les us et coutumes de la Suisse ainsi que la vie d’expatrié (elle est franco-suisse expatriée au Canada après des études aux États-Unis).

A quand la prochaine?

Dans un prochain billet, notre retour imprévu chez nous.

L’odeur des foins

Les paysans ont commencé à faucher les foins hier. Il doivent guetter le bon moment chaque jour et l’ouverture s’est enfin présentée hier avec une promesse d’au moins cinq jours de beau temps. Après des semaines de temps maussade, la chaleur du soleil a transformé la chimie des plantes qui, fraîchement coupées ont dégagées l’odeur caractéristique des foins.

Je l’ai senti hier soir cette odeur, alors que je me suis couché en laissant la fenêtre ouverte de la chambre. L’odeur chaude et légère des foins a lentement envahi la pièce alors que la nuit tombait.

Morat

Sur une suggestion de Dr. Caso, nous sommes allés à Morat (Murten en allemand) en ce dimanche gris. Nous sommes déjà passé auparavant par la ville en train mais comme par l’autoroute, si on ne s’arrête pas pour découvrir une ville, on en a généralement une fausse idée.

La ville est l’une des mieux conservée qu’il m’ait été donné de visiter en Suisse. Petite, elle se situe dans le canton de Fribourg, à la limite linguistique entre le français et l’allemand. La ville est en fait officiellement bilingue avec une large prédominance alémanique.

Morat a son château qui a une fonction de préfecture pour le district du lac. Comme toujours, les volets et la porte son au couleurs du canton. La cour intérieure est harmonieuse et colorée.

En sortant du château, vous accédez directement à la vieille ville.

Des fleurs et des fontaines partout et parfois les deux en même temps.

Des drapeaux de toutes tailles et de toutes couleurs.

Au fond de la rue principale se trouve la porte de Berne. La ville rappelle d’ailleurs un petit Berne en miniature avec ses arcades et sa porte.

La vieille ville est fortifiée avec des murs en excellent état.

Notez l’étrange étoile de David sur le toit de l’église.

Des murs on peut apercevoir le lac qui porte le nom de la ville. C’est le plus petit lac des trois lac que sont Morat, Neuchâtel et Bienne. Ils sont tous reliés.

Des toits et des cheminées.

Une vue du château.

Que les gens étaient petits à l’époque, en témoigne cette porte qui a gardé les dimensions ces temps.

Outre ses fortifications, Morat possède un autre trésor: son port.

Calme et pleine de verdure, la ballade le long du lac rappelle celle que l’on peut voir à Neuchâtel ou à Lausanne. On y a vu l'”Orange boat”, celui même qu’on a vu à Neuchâtel vers où il doit faire la navette.

Un vrai paradis reposant.

Mon fils et moi au fond.

Vendredi 13

Vendredi 13 a tenu toutes ses promesses. Je suis allé chez le dentiste aujourd’hui pour me faire enlever un racine à cause d’un kyste: j’ai encore un côté sous anesthésie, j’ai pris des anti-douleurs aussitôt que j’ai pu et j’appréhende la fin des effets de l’anesthésie et tout ça sans compter les antibiotiques que je dois prendre toutes les huit heures. Le pire de tout, c’est que je dois boire et manger froid toute la journée.

Je viens également de recevoir la redevance télé qu’on doit payer tous les six mois en Suisse, un peu plus de 170 francs et la journée n’est pas finie.

Vivement demain, je vous le dis!

Grêle

La grêle est tombée il y a deux jours. Fort. Elle était mêlée à une pluie drue qui est très fréquente en cette saison. Il pleut à verse pratiquement tous les soirs mais ce soir-là, le ciel s’est recouvert de noir, la pluie, la grêle et les éclairs ont offert un spectacle fantastique et dangereux. Les montagnes nous rappellent que dans nos contrées le danger peut survenir à tout moment pour qui n’est pas prudent.

Cette soir-là sept vaches sont mortes foudroyées dans le village voisin en essayant probablement de se protéger des intempéries sous des arbres, comme à leur habitude.

La qualité de vie

La qualité de vie est une notion assez vague que Mercer Management Consulting, une firme de conseil en stratégie de référence s’est risquée à un classement des villes à la meilleur qualité de vie en 2008. Les critères pris en compte sont aussi variés que l’environnement politique et social, l’éducation, l’environnement ou l’immobilier.
Résultat: la Suisse classe trois villes parmi les dix premières, preuve s’il en est que la qualité de vie en Suisse n’est pas qu’une impression. Zurich se classe première (au monde), Genève seconde (ex-æquo avec Vienne et Berne neuvième.
Le classement complet avec également le classement des villes les plus sures. Et devinez quoi? Les trois villes suisses se classent également dans les dix premiers.

Importante baisse du chômage en mai

Le chômage a baissé de manière sensible en mai passant à 2,4% contre 2,6% le mois précédent, passant ainsi sous la barre des 100 000 chômeurs, un record depuis 2002. La baisse profite surtout à la Suisse romande avec désormais 3,7% alors qu’en Suisse alémanique, il se situe seulement à 1,9%.

Le canton de Genève reste le mauvais élève avec 5,6%, en baisse tout de même. Le canton de Appenzell Rhodes-Intérieures détient la timbale avec 0,7%!
Notre canton du Jura reste stable avec 2,8% de chômeurs. J’ai eu la curiosité de voir le cas de notre district des Franches-Montagnes: 1,6%, chouette!

La source.

Via

Via est le magazine des CFF, les chemins de fer suisses. Je le consulte dès qu’il paraît car il est disponible dans toutes les gares et dans les trains gratuitement. Il m’est très utile car outre les articles purement liés à l’actualité des trains, il est un bon reflet de l’actualité en Suisse et plus que tout il donne des idées de voyage car parcourir ses pages pleines de paysages plus beaux les uns que les autres ne vous donne qu’une envie: mettre votre sac à dos et vos chaussures de marche.

Le dernier numéro vient de sortir et actualité oblige, on y parle de l’Euro évidemment mais sous l’œil d’expatriés de pays qui jouent la coupe. Ils racontent comment ils voient la Suisse et ses habitants. Pour l’anecdote, c’est Nana Mouskouri qui était la représentante de la Grèce (si si, elle est encore vivante!). La Genevoise d’adoption depuis 1964 apprécie naturellement tout ce qui fait la Suisse: son paysage de montagne et de lacs qu’elle admire dans ses voyages en train le long du Léman.

Le mois dernier, j’ai aimé lire les témoignages de ces gens dont la grande histoire d’amour a commencé dans un train de la CFF. Vous l’avez compris, la Suisse ne se découvre pas uniquement en consultant les journaux ou les guides touristiques.

Si vous habitez à l’étranger, il est possible de s’abonner ici.

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