Un an déjà

Un an déjà que nous vivons en Suisse. Plus exactement cela fait un an et un jour que notre famille a passé la frontière à Bâle avec notre camionnette de location contenant le peu qu’on a. Un an que nous sommes que nous avons suivi la route sinueuse et montante avant d’arriver dans notre village des Franches-Montagnes.

Je pense que l’heure est venue de faire un premier bilan. Es-ce que regrette ce choix? Pas le moins du monde. Notre famille est plus heureuse qu’elle ne l’a été en France ou aux États-Unis. Retournerai-je en France? Non sauf pour les vacances peut-être. Nous avons appris à apprécier les bons et les mauvais côtés de ce pays et je dois dire que les bons côtés l’emportent très largement. Pour ma part, l’adaptation n’a posé aucun problème tandis que Pumpkin a certes perçu des différences culturelles mais dans l’ensemble, tout baigne. D’ailleurs plus Suisse que moi tu meurs.
Les plus de la vie en Suisse: la qualité de vie, le pouvoir d’achat, la sécurité, la nature, les montagnes, les lacs, le pain (hé oui je dois avouer que le pain suisse est bien meilleur que le pain tricolore), le fromage ou plutôt les fromages, la démocratie proche du citoyen, l’éthique du travail, le système de retraite, les prix de la nourriture, des habits ou des voitures, les trains qui vont partout, le multilinguisme du pays, le taux de chômage ridicule, la qualité des écoles dignes des pays nordiques.
Les moins de la vie en Suisse: une certaine froideur vis-à-vis des “étrangers”: comprenez ceux qui ne sont pas de votre patelin mais même ceci est en train de s’arranger avec le temps, un système de prêt pour l’achat d’un bien immobilier qui vous oblige à avoir un apport de 20% du prix total alors que vous rembourserez votre maison ad vitam aeternam, une longue attente avant d’obtenir la nationalité suisse, le prix des assurances maladie.
Un an déjà, ce qui signifie qu’il ne nous reste plus que quatre ans avant d’obtenir le permis C et onze ans avant d’obtenir la citoyenneté helvétique.

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15 thoughts on “Un an déjà”

  1. Je suis bien contente que mon cher pays (d’adoption, moi aussi) vous plaise tant 🙂 La galère pour le permis C et la nationalité je connais bien, c’est vrai que c’est pas chouette! Mais ça en vaut la chandelle… Alors je vous souhaite tout de bon, comme on dit, et que la Suisse continue de vous décevoir en bien 🙂

  2. D’ailleurs faut que je te dise, tu ne pourras avoir la nationalité que quand tu comprendras tous les mots de ce texte:

    La dure journée d’un Suisse très crocheur

    Déçu en bien par l’absence de chenit sur la place de jeu, si poutzée qu’une piorne n’y aurait pas trouvé de minons à saisir avec des brucelles, Jean pensa que c’était mal fait pour les bordiers qui avaient dû régater pour réduire tout ce commerce: par cette fricasse, ils auraient eu meilleur temps de profiter du passage du trax. La cramine, ça donnait plutôt envie de se royaumer, de faire gentiment un clopet sous sa fourre de duvet… Avant de prendre de la benzine pour son boguet qui péclotait la moindre (mais ce n’était pas son genre de chinder un teuf, ça aurait eu mauvaise façon), Jean décida de s’arrêter au bar à café pour agender la verrée de leur volée avec ce bracaillon de Paul, un vrai pétouillon dont on ne savait jamais ce qu’il foutimassait. Quand la sommelière, une jolie Toto pas barjaque, lui dirait: «Service!» en empochant la bonne-main de son renversé, aprés un bon souper – pourquoi pas une longeole, des röstis et trois décis? -, il oublierait enfin la bourrée de ce bouclement de comptes. Charrette! Il avait les pieds tout enfles à force d’avoir tracé toute la journée, sans savoir au monde quand il pourrait manger une morce.

    😉

  3. Bonjour,
    Juste une précision si je puis me permettre: le texte de Dr.CaSo est en fait du vaudois. Il est aussi incompréhensible pour un Valaisan, un Genevois, un Jurassien, un Neuchâtelois et un Fribourgeois qu’il l’est pour un Français mais probablement aussi pour un Vaudois de moins de 30 ans..
    PS: Il y a une petite fausse note: “teuf”, c.à.d. vélomoteur, est neuchâtelois et non pas vaudois, comme “boguet”.

  4. Hi hi hi ! J’ai bien ri de ton texte, Dr CaSo ! Bien que je n’ai pas compris tous les mots (en vraie Valaisanne, il doit y avoir des mots vaudois…)
    Alors à bentôt si jamais, comme on dit chez nous !

  5. Bonjour Vilay

    Pourrais je citer une partie de ton texte pour mon blog en mettant bien entendu le lien sur ton site et sur ce billet?

    Merci

  6. Dr Caso, je connaissais “avoir meilleur temps”, chenit, les röstis et je pense savoir ce qu’est un bordier et c’est un peu près tout. Je serai sûrement recalé. Avec mon esprit mal tourné, je me suis imaginé des choses en pensant “faire gentiment un clopet sous sa fourre de duvet”.
    Sissi, bien sûr tu peux faire autant de liens que tu veux. Cela fait toujours plaisir et hop, je t’ajoute dans mes liens francophones.

  7. Merci

    Je suis d’accord avec tes points positifs sauf pour le cout de la nourriture et autres babioles, ne trouves tu pas que c’est au contraire tres tres cher, bien plus qu’en france ( qui etait deja cher par rapport aux US)?

  8. C’est vrai, j’étais fatigué quand j’ai écrit le texte. Bien sûr les prix de la nourriture sont plus chers, même si la valse des étiquettes en France a tendance à diminuer la différence.
    Cependant en tenant compte des revenus, je pense tout de même que le pouvoir d’achat est supérieur en Suisse. D’autre part, je pense que la qualité de la nourriture, surtout pour la Coop, est bien supérieure à la France (produit bio omni présents, foule de produits AOC etc) et surtout aux Etats-Unis. Un Wall-Mart ou un Meijer ne vous vendront que de la viande grasse et hormonée, des fruits et des légumes sans goûts et j’en passe. Il ne faut vraiment aller que dans des chaînes spécialisées telles que Trader Joe’s ou Dorothy Lane Market pour trouver un équivalent qualitatif, mais dans ce cas vous y mettrez également le prix.

  9. Huhuh, ça veut juste dire faire un p’tit somme dans sa couette 🙂 Et il faut absolument que tu saches ce que “se royaumer” veut dire! C’est un peu comme en anglais to pamper yourself, profiter tranquillement des bonnes choses de la vie (alors que tout le monde trime autour de toi). Et pécloter, ça veut dire pas bien marcher. Ma bagnole péclote, elle fait un bruit bizarre et tremble quand je dépasse les 60 kilomètres heure 😉 C’est un mot très utile! (le boguet c’est la mobilette).

  10. C’est vrai que le pain est super bon ici, c’est une vraie bonne surprise. Et même pas besoin d’aller en boulangerie : les pains de la Coop ou de la Migros sont meilleurs et beaucoup plus variés que dans beaucoup de boulangeries françaises.

  11. Je me suis posé une question: pourquoi les gens d’ici disent-ils la Migros? Encore je comprends la Coop qui vient de coopérative donc féminin mais pourquoi diable la Migros? Moi j’aurais tendence à dire au Migros, le masculin venant je suppose du mot “supermaché” comme on dit un intermarché, un atac, un lidl etc…

  12. LA Migros, c’est vrai, pourquoi diantre cet article ? Au départ, la Migros était une SA, puis il me semble qu’elle est devenue une coopérative ou un ensemble de coopérative. Les gens disent peut-être LA Migros, pour éviter de dire LA coopérative/société Migros ? Et puis on trouve aussi beaucoup de pub et de références disant “chez Migros”, ou “Migros a décidé…”. LA Migros ferait plus facilement référence au magasin et ( ) Migros à la tête pensante ? C’est peut-être une façon sentimentale de se l’approprier… On dit bien “la Ginette”… :o)

    Bon, d’accord, on ne retombe pas sur nos pattes. Tout ça pour dire qu’il y a sans doute une part de non explicable là-dedans.

    Moi, j’suis Coop, parce que généralement, tu l’auras remarqué, les gens se divisent en “pro-Coop” et “pro-Migros”, sans forcément être “anti-l’autre”. Histoire d’habitudes (tel magasin est plus proche de chez moi ; mes parents allaient là) ou de choix des produits/marques.

  13. On ne dit pas “la coop” mais “la copè” 😉

    Quant à Migros, on devrait dire je vais “à Migros,” comme “je vais à Paris,” ni le ni la. Sur leur site internet, ils réussissent à ne jamais dire si c’est le ou la. Je pense qu’on dit “la Migros” parce que c’était “la société Migros,” au départ, et “les coopératives Migros,” maintenant (gérées par la Fédération des Coopératives Migros). Voili voilà 🙂

  14. Question compliquée.

    Au départ, sur mon blog je suivais ton raisonnement Vilay, et mettais tout au masculin. Je me suis fait très vite rappelée à l’ordre par les Suisses.

    Certains m’ont dit également de dire Copè ou Coopé pour la Coop mais un Genevois m’a certifié que ça ne faisait pas du tout Suisse.

    Allez savoir…

  15. Allez on arrête les commentaires pour ce poste anniversaire. Bigre, 15 commentaires, c’est un record pour les un an. Vivement le second anniversaire.

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