TVA suisse.

On entend souvent qu’en Suisse, nous payons beaucoup d’impôts, en tout cas plus qu’en France. C’est vrai mais j’y mettrais un bémol: il s’agit de l’impôt direct. En tant que résident avec un permis B, je paye les impôts à la source, oh, pas beaucoup mais avec un seul salaire et trois gosses, je n’aurais rien payé en France.

Mais d’un autre côté, la Suisse a un taux de TVA beaucoup plus réduit que la France. Je m’en suis rendu compte récemment en observant un ticket de caisse. Or, la TVA est l’impôt le plus injuste car elle touche tout un chacun sans distinction de revenus. Les classes les plus défavorisées s’en sortent beaucoup mieux: songez qu’ici, la TVA à taux normal est à 7,6% et à taux réduit à 2,4%. La France a respectivement 19,6% et 5,5%, soit plus du double! Voilà qui explique la différence de prix concernant les habits par exemple, bien moins chers en Helvétie. Même pour les produits alimentaires, les Suisses vont de moins en moins faire leurs achats de l’autre côté de la frontière. La France connaît en ce moment une valse des étiquettes que la différence de TVA ne saurait pas expliquer à elle seule. Mais ceci est une autre histoire.

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5 thoughts on “TVA suisse.”

  1. Analyse très juste.
    Si on tient compte de l’impôt et des différentes charges (dont l’assurance maladie qui reste à la charge de l’employé), la pression globale est assez identique en Suisse et en France -> http://travailler-en-suisse.blogspot.com/2007/08/propos-du-cot-de-la-vie-en-suisse.html
    L’analyse sur la TVA est très juste, et concerne également l’électronique, souvent intéressante en Suisse.

    Autre “à côté” non négligeable : point de péage en Suisse, juste une vignette, dont le coût annuel doit en gros représenter un aller-retour “Paris-Marseille”… Autant dire que ce n’est rien.
    Enfin, pour finir sur les impôts, j’aime bien dire qu’en Suisse on paye un impôt direct relativement élevé… mais ça se voit 😉

  2. Ici, en Ontario, on paye une taxe férérale plus une taxe provinciale sur tout ce qu’on achète (+15%) et une surtaxe de 5% sur l’alcool dans les restaurants (sans compter le pourboire, ce qui fait que ton repas au resto te coûte facilement 35% de plus que le prix indiqué sur la carte), SAUF sur les produits de base (non-processed food) achetés dans les supermarchés ou marchés: fruits, légumes, pain… Comme ça, ces taxes sont un peu moins injustes. C’était le même système en Indiana, mais je ne sais pas si c’est pareil ailleurs au Canada et aux Etats Unis.

  3. David, comme tu dis, ici ça se voit: on voit que l’argent des impôts n’est pas gaspillé et qu’il est réinvesti, ce qui renforce mon attachement à une décentralisation maximum comme garantie d’efficacité.
    Dr Caso, les non process food, tu connais! Tu fais d’une pierre deux coups: 1 tu manges sainement et 2, tu fais des économies.

  4. Il n’y a pas de taxe de vente fédérale aux États-Unis, mais la plupart des états individus on leur propres taxes (généralement entre 5% à 8%; c’est 6% dans le Michigan). Ici, on ne voit pas une surtaxe sur l’alcool dans une addition; je ne sais pas si c’est déjà compris ou pas. (Mais le pourboire existe, bien sûr.)

    On a le même exemption pour les produits de base que Dr. CaSo a décrit.

  5. Aux Etats-Unis, ils affichent les prix hors taxe. Je n’ai jamais compris pourquoi. En tout cas cela n’aide pas à faire une addition de tête du prix final.

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