Pour un référendum

Un billet politique pour rappeler que se trame dans notre dos le Traité européen (bis). Mes lecteurs savent que je le désapprouve entièrement. Heureusement le peuple français et un peuple d’irréductible gaulois qui sent bien l’entourloupe. Les initiatives se mettent en place pour (re)donner la voix au peuple français par le biais d’un référendum.

Le Monde en parle. J’aime particulièrement ce document pdf à voir comme un document PowerPoint. Je fais ma part du boulot, faites la vôtre et le monde peut être changé. N’écoutez pas ceux qui jouent les Cassandres et qui prévoient l’inéluctable comme ils ont prévu la victoire du oui en 2005.

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11 thoughts on “Pour un référendum”

  1. Personnellement je suis à 100% POUR un référendum. Je ne souhaite pas m’exprimer à partir d’un document pdf fait par on se sait, sur on ne sait quelles bases, etc…

    Cependant s’il y a référendum alors vous pouvez être sûr que je vais lire chaque page du texte comme je l’ai fait la dernière fois. Dernière fois qui a abouti à un NON catégorique de ma part.

    Ce sera probablement la même chose cette fois-ci si les informations contenues dans les liens donnés s’avèrent exactes.

  2. Certes ce document a le mérite de provoquer la réflexion. A partir de là chacun doit se faire sa propre enquête et se forger sa propre opinion. L’essentiel pour moi est que pour tout ce qui touche à la constitution, LE PEUPLE ait le dernier mot.

  3. Tout à fait d’accord et je trouve même qu’il n’y a vraiment pas assez de référendum en France. Vous adoptez beaucoup plus “facilement” ce système en Suisse et je trouve ça très bien. D’ailleurs (sauf erreur de ma part), il y a même eu un référendum de votre côté pour la vignette autoroutière 🙂

  4. Sur le fond, je trouve que l’initiative populaire est une bonne chose et je ferai un parallèle avec la Suisse : le système Suisse, qui est une vraie démocratie directe, utilise fréquemment ce moyen démocratique pour modifier ou faire passer des lois (le peuple, s’il vote, a toujours le dernier mot). (il y a une différence toutefois, et de taille : le peuple peut être à l’inititiative d’un referendum, s’il récolte un nombre suffisant de signatures).

    Sur la forme, je trouve, à titre personnel, plutôt consternant que ce type d’inititiative se fasse en France dans un esprit militant et de contestation.

    C’est d’ailleurs ce qui m’avait choqué lors du refus des français pour la constitution européenne : le non l’avait emporté, non pas pour le contenu de la constitution (qui, je pense, n’avait pas passionné les foules et qui n’était pas forcément compris par la plupart), mais pour marquer la contestation vis-à-vis du Gouvernement (voir ce billet : http://travailler-en-suisse.blogspot.com/2006/11/franais-et-suisses-des-comportements.html).

    Et tout le problème est là : le referendum est en France un outil de contestation, ce qui n’est fondamentalement pas son rôle : on se rapproche de l’attitude des syndicats français qui, pour se faire entendre, ne pensent avoir d’autre choix que de contester, attitude qui met à mal l’économie du pays, et qui finit par nuire à tout le monde.

    Et j’en viens à la seconde partie de mon raisonnement : la Suisse est un pays qui pense collectif (je le répète souvent, le peuple a refusé par referendum une baisse d’impôts, imaginez-vous seulement l’issue d’un tel referendum en France ?), ce qui n’est pas le cas de la France. De fait, la démocratie directe (du moins le referendum) est-elle un outil adapté à nos mentalités contestataires ? Je vous laisse méditer

  5. Hum, le peuple a rendu son verdict pour le référendum. Toute présomption quant aux motifs d’un choix est forcément une supposition et je dirais qu’elle serait sans objet car le référendum a pour but de répondre par oui ou par non à une question et non de deviner les raisons de ce choix. C’est un système qui fait confiance au citoyen et au système démocratique. On pourrait également raisonner dans en ce sens pour les partisans du oui, qui ou bien soutiendraient le gouvernement, ou bien ne seraient que des suivistes ou bien que sais-je?
    Sinon quelle serait l’alternative? Faire un référendum que lorsqu’on estime que le peuple vote vraiment en connaissance de cause et dans le sens que l’on souhaite? Qui est-on pour considérer ses choix comme les meilleurs? C’est très souvent la tentation des “élites” politiques de faire fi des aléas que représentent les choix des peuples car bien sûr, “eux” savent mieux ce qui est bon pour le peuple que le peuple lui-même.
    Je dirai qu’on ne fait pas le bonheur des peuples malgré eux et gare au retours de bâton. Et je conclurais par la fameuse phrase de Churchill qui disait:
    Democracy is the worst form of government – except for all those other forms, that have been tried from time to time. Donc jusqu’à que l’on trouve mieux, laissons la démocratie agir et laissons le peuple décider plutôt que ses représentants.

  6. merci pour votre lien
    vous avez changé de titre
    maintennant c’est la Suisse que j’ai visité l’été dernier nous avons fait le tour du lac quels sont les vins les meilleurs, nous habitons Beaune…

  7. Débat intéressant.
    Je partage ton point de vue, il fait ses preuves dans beaucoup de pays, il faut laisser la démocratie faire. Mais si le vote du peuple a toujours raison, cela ne signifie pas que le peuple a raison 😉
    La raison du “non” au traité européen n’est pas une affirmation de ma part mais le résultats de sondages effectués à l’époque. D’ailleurs, à titre personnel, ce n’est pas un sujet pour lequel j’ai milité ou avais un avis tranché.
    Mon débat n’est pas politique mais bien philosophique, et je me place en comparaison de deux sociétés que je connais, la suisse et la française.

    La responsabilité citoyenne est probablement un des moteurs de la démocratie (du moins devrait-elle l’être), et j’affirme aujourd’hui que sur le sujet, nous Français, sommes très en retard.
    Les causes ou raisons de cette attitude finalement m’importent peu, c’est le résultat qui importe (la santé de l’économie qui fait vivre les gens), et il est catastrophique.

    Nous sommes connus par les Suisses pour être des “forts en gueule”, et ce que je dis toujours c’est que pendant que nous militons, mettons à mal l’entente et la stabilité interne d’un pays ou d’une institution européenne, d’autres pays travaillent, avancent, et gagnent du terrain sur le plan économique : c’est le cas de la Suisse.

    Il y a quand même des questions citoyennes qui devraient interpeler les gens : lorsqu’en 2005 la France connait 800 mouvements de grève, et la Suisse 5 ou 6, lequel des deux pays en souffre le plus économiquement ? Cette perte de PIB, sait-on en mesurer les conséquences sur l’emploi ? Ce n’est sûrement pas sans conséquences.
    Lorsque les citoyens français vont voir deux ou trois spécialistes médicaux pour une même pathologie, juste pour être sûr, qui au final paye la note ?
    Lorsque des personnes abusent du système social, se font payer des allocations auxquelles elles n’ont pas droit, qui passe à la caisse ?

    Car c’est bien là aussi une différence assez fondamentale : demandez aux Français qui finance la Sécu, la plupart diront que c’est l’Etat… en oubliant que ce sont les citoyens qui le financent.
    D’autres diront que ça n’a pas d’importance, puisqu’ils y ont droit, car ils ont cotisé.

    Ce sont tous ces petits “détails” qui, mis bout à bout, caractérisent l’individualisme de la société française, véritable danger pour la santé économique du pays. Et mon débat, c’est ici que je souhaite le placer.

    Je pense que la France est un pays fantastique, qui a tout pour réussir, mais qui est lourdement handicapé par les mentalités qui n’ont pas su et ne savent pas évoluer. Ces mentalités, on les retrouve à tous les niveaux de l’échelle sociale : des politiques (dont l’objectif est de rester le miroir des administrés pour rester en place le plus longtemps possible) jusqu’au citoyens lambda que nous sommes.

    Pourquoi, dans le classement du WEF (http://www.windowtofrance.com/2007/10/31/la-suisse-seconde-au-monde-pour-la-competivite/ et http://travailler-en-suisse.blogspot.com/2007/11/la-suisse-au-second-rang-de-la.html), la Suisse, pays sans ressources naturelles avec une population totale inférieure à celle de la région parisienne se trouve-t-elle en 2ème position, derrière les USA et la France 18ème ?

    A cause de toutes ces raisons… Et c’est bien triste pour notre économie.

    En conclusion, je pense que nous autres Français (dont je fais partie, je le répete) devrions arrêter de nous regarder le nombril, de croire que nous sommes un pays important et le centre de l’Europe (vieil héritage de la colonisation), et se remettre un peu en cause pour changer nos mentalités, relever la tête et regarder autour de nous : car quand il n’y aura plus de poule, il n’y aura plus d’oeufs du tout !

  8. Amen! La France a tout pour réussir mais encore faut-il qu’elle change de mentalité. Or le conservatisme règne en maître dans notre pays. Voyez donc ces jeunes étudiants qui se mettent en grève dès que l’on veut rendre un peu d’autonomie (pourtant tant nécessaire) pour les universités. Les universités américaines sont autonomes et qui oserait affirmer qu’elles sont moins performantes ou moins réputées?
    Même nos lycées sont complètement dépassés. O certes on vous apprends la philosophie en terminale mais quel lycéen apprend ne serait-ce que taper sur un clavier? D’après vous, qu’est-ce qui comptera quand on se présentera devant un recruteur?
    Assez pesté, le sujet est clos mais n’oubliez pas de signer la pétition pour un référendum.

  9. >>> vous parlez des universités américaines. Mais sachez que les US qui ont un enseignement secondaire déplorable, délocalisent de manière éhontée à leur profit la matière grise formée en Europe et en particulier en France.
    >>> Combien de chercheurs français vivent et travaillent aux USA ?
    Nous avons un bon système de formation dualiste avec les grandes écoles et les universités et un bon enseignement secondaire malgré ses défauts et ses faiblesses.
    Lisez le dernier n° d’alternatives internationales page 68 intitulé le drainange des élites, c’est éloquant :

    Nombre d’émigrants mondiaux de formation supérieure en âge de travailler vers les USA :

    – Japon : 109 000
    – Corée du Sud 94 000
    – Taiwan Hong Kong 89 000
    – Mexique : 89 000
    – Inde 57 000
    – Royaume Unis : 41 000
    – Allemagne 47 000
    – France 32 000
    ( source : Atlas de l’empire Américain, Autrement 2006 )

    Les US polluent la planète ( ne ratifie pas le protocole de Kyoto) mais ils pillent aussi la planète. Je ne parle pas de la crise boursière des subprimes avec un dollar si faible qu’il handicape maintenant l’économie européenne. Ne doutons pas de nous-mêmes: leur civilisation est en net déclin.
    Nous devons être fier de notre système français et arréter sans cesse de se dénigrer. Notre salut ne passera pas par une pale imitation des States mais plutôt en développant nos propres valeurs et en particulier un Etat Stratége affirmé et non cette idéologie néolibérale qui nous lie et nous baillonne.
    A part çà tout va très bien Mme la Marquise
    http://www.wmaker.net/mappemonde/

  10. Je parlais de leur enseignement supérieur qui (à part le coût) est beaucoup plus efficace que nos universités décrépies. J’en sais quelque chose pour avoir fréquenté les deux.

  11. >>>>>>>>
    Vous dites ” à part leur coût”. Mais cette restriction est d’importance.
    Un pays est en bonne santé quand tout citoyen par son mérite peut profiter de l’ascenceur social.
    Je sais que cette idée se perd dans l’esprit des nouvelles générations.
    Avec de l’argent on peut tout faire.
    Il faudrait en France un systhème de bourses performants c’est
    à dire qui profite aussi aux classes moyennes. A lire le rapport de Laurent Wauquiez
    député UMP à l’époque. Mais un rapport de plus!

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