L’unité de la Suisse

Je me suis souvent posé la question de savoir ce qui faisait l’unité de la Suisse. Au vu de ce qui se passe actuellement en Belgique, on est en droit de se poser la question car avec quatre langues nationales et autant de cultures, le pays est loin d’être une entité homogène.

Et pourtant ça marche. Je pense qu’il y a le fait que la Suisse soit riche et prospère et qu’aucune partie ne souffre véritablement d’un décalage en ce domaine, même si la Suisse alémanique est légèrement plus riche.

D’autre part, on ne ressent pas vraiment de pression linguistique de part est d’autre. Dans les cantons monolingues, on parle sa langue sans trop se soucier de celle du voisin; j’ai d’ailleurs été très surpris de voir que dans mon canton du Jura par exemple, très peu peuvent parler l’allemand et encore, je veux parler du Hochdeutsch -l’allemand standart- et non du dialecte suisse allemand, encore plus dur à saisir pour un francophone. Il semblerait même que les Suisses alémaniques soient plus à même de parler la langue de Molière, ce qui prouve bien que malgré leur situation dominante, ils ne cherchent pas à s’imposer. Dans les parties bilingues, comme à Bienne, chacun parle la langue qui lui plaît et l’allemand et le français se croisent sur les pancartes et les panneaux sans que personne n’y ait quelque chose à redire: on est bien bien loin de l’esprit d’exclusion en Belgique.

Un autre avantage de la Suisse est d’être divisé en 26 cantons qui sont autant de petites républiques gérant leur propre budget, administration, impôt, politique. S’il existe un contentieux, un problème, on le règle par référendum local. Si une partie de la population d’un canton veut affirmer son identité, elle crée son propre canton: c’est ce qui s’est passé en 1979 pour le canton du Jura qui s’est séparé du canton de Berne.

De plus, la Suisse a une longue histoire: elle fut fondée en 1291, ce qui en fait l’un des plus vieux États d’Europe.

Enfin on est fier d’être Suisse! L’indépendance vis à vis de l’Union européenne est jalousement conservée car le Suisse se méfie des grandes entités qui l’empêcheraient d’être maitre chez soi. Habitué à sa démocratie semi-directe, le citoyen suisse tient à ce que sa voix compte.

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4 thoughts on “L’unité de la Suisse”

  1. la suisse doit rester independante, trop de choses se décident a bruxelles maintenant.
    un jour viendra ou certains pays claqueront la porte d el union européenne pour retrouver leur “independance”.

  2. En fait ce qu’il se passe c’est qu’on nous laisse entendre qu’il n’est pas possible de sortir de l’union européenne et ce n’est pas tout à fait faux. Tout est bien sûr possible mais je pense que les enjeux sont maintenant trop importants. Il faudrait revenir à l’ancienne monnaie et redonner des pouvoirs à certaines administrations ce qui ne serait pas évident “du jour au lendemain”. De plus (même si je m’en tape royalement) nous sommes un des pays fondateurs de l’union européenne donc… ça n’arrange pas les choses.

    Sur ce coup là on y a beaucoup gagné c’est certain… t’es un pays fondateur et donc tu te manges des pénalités colossales parce que tu n’entres pas dans tel ou tel critère… génial ! Quant à notre influence sur les décisions au sein de l’union, je ne préfère pas en parler. Heureusement que notre nouveau président est plus hargneux que l’ancien…

  3. L’entreprise en Suisse est florissante alors qu’elle souffre énormément en France. Premièrement son sort dépend de l’euro dont la valeur plombe les exportations. Il faudrait avoir un œil sur la monnaie et avoir une politique en ce qui la concerne sans pour autant sombrer dans une inflation galopante. Pour cela il faudrait avoir notre propre monnaie.
    Franchement, la France ne peut pas se contenter d’être le premier pays touristique au monde et négliger son industrie sinon nous deviendront un pays-musée qui se fossilisera dans la nostalgie de sa gloire passée.

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