Quand la bise fut venue

Je sens que l’hiver va être rude. C’est vrai qu’à mille mètres j’aurais dû me douter qu’il ferait très vite plus froid mais tout de même…Nous n’en sommes qu’au début de septembre et les températures sont déjà négatives le matin. Les collègues pestent de devoir gratter le givre de leur pare brise avant de partir au boulot et de risquer de se faire vérifier l’état des pneus par les douaniers suisses qui ne badinent pas avec la sécurité. Elle n’est pas facile la vie de frontalier en milieu montagnard.

Pour ma part, je n’ai pas ce genre de problème du fait que je vais au boulot à pied. Je n’ai que la route principale en côte à remonter sur deux cents mètres, ce qui me fait faire de l’exercice de bon matin et me permet de me réchauffer. Au loin, je distingue les rangées de sapins et de feuillus qu’une mer brumeuse enlace.

Les températures sont plus clémentes l’après-midi mais il souffle toujours un vent frais qui vous rappelle que l’été a définitivement disparu. Mais je garde le moral car la lumière d’automne change également, comme en Amérique du Nord et renvoie une image plus distincte des choses. Le feuillage également se prête au jeu de la mutation: je me réjouis déjà de l’effet que les arbres rendront alors qu’il auront tous changé de couleur.

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